Le rythme qui... monte
La récolte traditionnelle du sel avait lieu à la fin du salage, entre mai et septembre, et les sauniers qui s’en occupaient effectuaient la rumpitina, c’est-à-dire la rupture de la croûte de sel et l’amunzeddatina ou arrunzatina, ou la collecte du sel. en petits tas. Voir le déroulement de ces opérations et la répétition de ces gestes qui se transmettent de génération en génération vous met en relation avec l’essence de ce lieu.
Le décompte de la collection était traduit en « cadavres », ancienne unité de mesure pour quantifier le sel : dans l’Antiquité, lorsqu’ils étaient utilisés, il correspondait à 24 paniers, avec l’introduction des brouettes il était porté à 12 brouettes. Un corps correspond à environ 500 kg.
Ce chant marquait donc le rythme du comptage des paniers de sel (le cartedde) chargés sur les charrettes de transport.
Aujourd’hui encore, au début de l’été, il est possible d’admirer cet ancien métier, de se sentir transporté à l’intérieur de l’œuvre d’Antonino Leto Saline de Trapani (vers 1881) et, en conjonction avec certains événements culturels, il est possible d’écouter ce rythme dans un contexte unique.